Ce matin, dans "La Libre". Une magistrate belge se fait totalement piéger.
Les personnes âgées ou vulnérables ne sont pas les seules à tomber dans le piège. Magistrate bruxelloise rompue aux mécanismes criminels (note de bibi: on en pense ce qu'on en veut...), Fabienne en a fait les frais au printemps dernier. Elle reçoit d'abord un SMS semblant émaner de Bpost qui signale des frais de dédouanement (1,68 euro) pour un colis. La dame ne se méfie pas : elle commande régulièrement des livres. Elle remplit le formulaire en ligne. À ce moment, Fabienne ne s'en rend pas compte mais elle est la cible d'un hameçonnage. Des escrocs lui soutirent ses coordonnées bancaires en se faisant passer pour Bpost.
Le lendemain, dans l'après-midi, un homme qui se présente comme un agent du service de répression des fraudes de sa banque l'appelle sur son portable. Des transactions suspectes ont été enregistrées aux Pays-Bas. Ses comptes doivent être bloqués. Il faut agir rapidement, insiste-t-il. Il demande à Fabienne de lui dicter son numéro de client et ses différents numéros de compte "pour aller plus vite".
La magistrate introduit successivement ses deux cartes (débit et crédit) dans son digipass en tapant les codes transmis par l'homme au téléphone. Elle valide les opérations avec son code Pin et communique ensuite les deux codes "résultat" à son interlocuteur. Le soi-disant agent de répression des fraudes lui confirme que tout est en ordre : ses comptes sont bloqués.
Mais en vérifiant elle-même, Fabienne constate qu'un montant de 1259 euros vient d'être prélevé dans un magasin d'électroménager. Son interlocuteur, toujours au bout du fil, s'excuse : cette opération a échappé à sa vigilance ; elle sera rapidement remboursée de ce montant. Il lui conseille alors de couper ses deux cartes, surtout sans endommager les puces "pour qu'elles puissent être examinées par le service de répression des fraudes". La dame doit les mettre sous enveloppe en y indiquant un numéro à 12 chiffres qu'il lui fournit. Il ajoute qu'un taxi Uber commandé par la banque va se présenter à son adresse pour récupérer l'enveloppe. "Je me dis alors que cette histoire est loufoque mais je le fais quand même", nous indique la magistrate. Son interlocuteur raccroche : l'appel téléphonique a duré une heure et dix-huit minutes.
Devant son domicile, Fabienne remet l'enveloppe au conducteur par la fenêtre passager du véhicule. Les transactions frauduleuses au départ de ses comptes ont dépassé 7 000 euros…
La juge vient de recevoir un courrier de sa banque : elle n'interviendra pas pour la dédommager, considérant "comme une négligence grave le fait de laisser un tiers prendre connaissance du code Pin"
Ajouté après : 5 minutes 42 secondes:
Le seul problème, le seul petit problème, c'est: "Qui fait quoi??". Et à mon avis personne ne fait rien...
Voici peu j'ai reçu un mail venant de "Anti Fraude" :
"Nous vous informons que votre achat de 599€ a été bloqué en raison d'une opération suspecte.
Si vous n'êtes pas à l'origine de cette transaction, nous vous prions de nous contacter rapidement au 023200975 "
Vu qu'il s'agissait d'un numéro en Belgique j'ai téléphoné. On m'a répondu, en français. J'ai raccroché.
Vu la présence de ce n° d'appel, qui répondait, j'ai alors prévenu ce bidule:
Centre for Cybersecurity Belgium (CCB) <
info@ccb.belgium.be>
Voici leur réponse, c'est du n'importe quoi au cube.
Merci pour votre email. Vous avez bien fait d'être vigilant.
Nous vous recommandons la ou les actions suivantes :
**Transférez le message à suspect@safeonweb.be
A l'avenir, nous vous recommandons de transmettre tous vos messages suspects à suspect@safeonweb.be. Vous
pouvez également transférer une capture d'écran d'un SMS. Nous vérifions les liens et les pièces jointes de ces
messages transférés. Cette opération est entièrement automatisée. Les liens suspects sont bloqués. De cette façon,
les internautes moins attentifs qui ont cliqué sur le lien sont également protégés. Pour plus d'informations sur
suspect@safeonweb.be, consultez le site https://www.safeonweb.be/fr/quest-ce-qu ... afeonwebbe.
**Supprimez le courrier ou le SMS.
Si vous n'avez pas cliqué sur le lien, ouvert de pièces jointes ou donné de détails, vous pouvez supprimer le message
et vous n'avez rien d'autre à faire.
**Dans le cas d'un e-mail, vous pouvez le marquer comme spam.
**Si vous pensez toujours qu'il s'agit d'un e-mail authentique, nous vous recommandons de contacter l'organisation
concernée. Ne cliquez pas sur les liens et n'appelez pas le numéro indiqué dans le courrier, mais contactez directement
l'organisation.
Si vous ne disposez pas vous-même de coordonnées, vous pouvez utiliser un moteur de recherche
pour les trouver. Ils peuvent ou non être en mesure de confirmer l'authenticité de l'e-mail.