Modérateurs : alloja, pascal28


Merci Gilbert pour cette info mais quelle en est la source ?Gilbert a écrit : 24 oct. 2024, 14:10 Antipode, quelle histoire, mais aussi quelle saga ! Née en 1985 à Louvain-la-Neuve, la station s’est rapidement imposée (avec des jeunes talents comme Marc Delire, Rodrigo Beenkens, Caroline Fontenoy...) comme une voix alternative. Elle a promu la musique indépendante et les débats citoyens, jouant un rôle clé dans la diffusion de la culture locale et offrant une plateforme d’expression libre aux étudiants et acteurs locaux. Au fil des ans, Antipode a su élargir son audience (notamment à Bruxelles grâce au DAB), tout en restant fidèle à ses valeurs d’indépendance et de diversité. Devenue un acteur incontournable du paysage radiophonique, elle traverse aujourd’hui une période d’incertitude.
Le conflit éclate lorsque Maria Eva Jauregui, co-actionnaire à 50 % de la société « Baffrey-Jauregui SNC », la structure qui gère la radio, a réclamé la faillite devant le Tribunal du Commerce de Nivelles. Cette faillite était à l’ordre du jour ce jeudi 24 octobre. Antipode est-elle vraiment condamnée à disparaître ? « Non », rassure Étienne Baffrey, l’autre co-actionnaire mais aussi fondateur. « Cette demande a bien été introduite, mais Maria Eva ne m’avait pas averti. Les conditions pour une faillite ne sont pas réunies. D’autant qu’une ordonnance du Tribunal de l’Entreprise de Nivelles m’a désigné comme seul gérant en date du 24 septembre dernier».
Alors, tout est réglé ? Pas tout à fait. « C’est une situation compliquée, je ne le nie pas. Il y a eu un conflit entre actionnaires. Nous avons aussi des engagements envers des créanciers à hauteur de 400.000 euros. Mais depuis le 24 septembre, je remobilise toutes les équipes », précise Baffrey. Qui précise aussi qu’il ne sera pas dans l’opérationnel au quotidien...
Outre ses responsabilités à Antipode, Étienne Baffrey est également un acteur clé du paysage audiovisuel local. Il a été président de TV Com, la télévision locale du Brabant wallon, et il dirige toujours l’Institut des Arts de Diffusion (IAD).





Faut-il s'inquiéter pour l'avenir de la radio Antipode ?
La radio Antipode, emblématique du Brabant wallon depuis près de 40 ans, fait face à un avenir incertain.
Depuis près de 40 ans, Antipode, la radio phare du Brabant wallon basée à Louvain-la-Neuve, est présente sur les ondes. Mais aujourd'hui, son avenir est menacé. Son cofondateur, Étienne Baffrey, se démène pour lui redonner un second souffle suite à un conflit inattendu avec son associée et ex-épouse, Maria Eva Jauregui.
Il y a quelques jours, Maria Eva Jauregui a effectivement demandé au tribunal de l'entreprise de Nivelles de déclarer la radio Antipode – ou plutôt la société Baffrey-Jauregui SNC – en faillite. Nous n'avons pas su contacter Maria Eva Jauregui pour connaître les raisons de cette demande, peut-être liée, on le lira plus tard, à un passif de 400 000 €.
Son associé à parts égales dans la société qui porte leurs deux noms n'a pas été averti de cette démarche, affirme-t-il tout en rassurant: le tribunal de l'entreprise n'a pas déclaré la faillite d'Antipode.
Un passif de 400 000 €
Étienne Baffrey le reconnaît toutefois: la situation n'est pas simple. La société affiche un passif de 400 000 €, mais les créanciers n'exigent pas de remboursement immédiat, laissant, selon Étienne Baffrey, une marge de manœuvre pour la continuité d'Antipode.
Étienne Baffrey mobilise aujourd'hui toute son énergie pour sauver "sa" radio, dit-il ; "J'ai introduit (fin septembre) une requête en extrême urgence devant le tribunal de l'entreprise qui m'a désigné seul gestionnaire d'Antipode. J'ai repris la main. Je consacre mon temps et mon énergie à trouver des solutions pour garantir l'avenir de la radio".
S'il voit des "signaux encourageants sur le plan commercial" dès les premiers mois de 2025, Étienne Baffrey ne cache pas que les semaines qui viennent seront décisives.: "Il faudra trouver des solutions à court terme pour tenir jusqu'en janvier, février". Le fondateur d'Antipode n'exclut pas une nouvelle levée de fonds.
Antipode emploie deux personnes à mi-temps et travaille avec une équipe d'une quinzaine de collaborateurs.
Inquiétude jusqu'au parlement
Bien que la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) ne puisse interférer, l'influence d'Antipode sur le tissu culturel local suscite des inquiétudes jusqu'au sein du parlement. Interrogée par le député Olivier Maroy (MR) ce mardi matin, la nouvelle ministre des Médias de la FWB, Jacqueline Galant (MR), lui a répondu ne pas pouvoir s'impliquer dans ce conflit d'actionnaires: "J'ai été informée de la procédure de faillite de la radio Antipode. Je tiens à rappeler qu'Antipode est une structure privée dont l'organisation et la gestion interne ne relèvent pas des compétences de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Par conséquent, je ne dispose pas d'informations complémentaires sur les conflits internes de ces structures".
Alors qu'il formulait sa question, Olivier Maroy reconnaissait lui-même que "la Fédération Wallonie-Bruxelles n'a rien à voir dans ce conflit entre actionnaires". Il n'empêche, développait le député, "beaucoup s'inquiètent de l'avenir de cette radio. Les radios indépendantes sont indispensables dans notre paysage médiatique. Et Antipode est une institution en Brabant wallon."



Il me semble qu'Alloja doit bien connaître la situation d'Antipode en interne !!stef007 a écrit : 13 nov. 2024, 08:08 Quand on voit que Baffrey fait tout pour tuer les autres indépendantes du BW, on ne va pas pleurer pour lui.


Oups, désolé je me suis mélangé les pinceaux avec l'autre radio brabançonne; qui a aussi fait éclore des vedettes de l'audiovisuel !




A coup de subventions, c'est jouable...

Comme beaucoup d'autres locales..


