muscardingue a écrit : 18 juin 2026, 14:42
Unix-Linux a écrit : 18 juin 2026, 14:04
A partir du moment où tu roules à du +170km/h dans une agglomération à 50 km/h, il n'a pas toutes les frites dans le même sachet ?
Je suis tout a fait d’accord avec toi mais alors pourquoi les fauchage de personnes en étant alcoolisé, drogués ou à cause de la vitesse ne sont, la plupart de temps, pas reconnu comme meutre ?
De plus, j’ai l'impression qu'aucun élément de la défense n’a été pris en compte. Il y a avait-ils des signaleurs piur encadrer les giles ? Avaient-ils l'autorisation de prendre toute la route ? Pourquoi étaient-ils dans le noir ?
Je comprends que émotionnellement c’est difficile mais malheureusement le droit n’est pas quelques chose qui se manifeste par l'émotion mais par la conviction.
Je pense que pour se genre de procès médiatisé, ca ne devrait pas être un jury populaire qui le disait déjà coupable avant le procès à décider.
Après je le répète, je ne suis pas la pour le défendre, il est coupable il n'y aucun doute. J'essaie juste de prendre un peu de hauteur, de mettre l'émotion de côté et de comprendre la décision au niveau du droit rien d’autre.
Quelques mots sur le carnaval, car quand on ne vit pas dans la région, on ne saisit pas nécessairement le concept. Le carnaval historique avec des gilles, le plus médiatisé, est celui de Binche, qui se tient 7 semaines avant Pâques et dure 3 jours : deux jours en costume 'de fantaisie' (donc un déguisement, dimanche et lundi) et un jour en gille, le mardi. Le plus gros carnaval de la région, appelée région du Centre, est celui de La Louvière, 4 semaines plus tard, le weekend du Laetare. Là, c'est 3 jours en gille. Mais à partir du carnaval de Binche et pendant 10 semaines environ, soit un peu au-delà de Pâques, il y a un carnaval dans chaque village de la région, toujours à la même date, soit X semaines après Binche. Pour La Louvière, il y a donc aussi bien carnaval dans le centre ville qu'à Saint-Vaast, Maurage, Haine-Saint-Pierre, etc, et jusqu'en Thudinie (de Quévy à Anderlues et de Seneffe à Sars-la-Buissière environ, soit environ 60-70 carnavals pour toute la zone). Le schéma de la journée est déterminé par les sociétés mais est assez semblable : ramassage, premier rondeau, remise de médailles, discours, apéritif, pause, rondeau de l'après-midi, cortège dans les rues du village, rondeau à la fin du cortège, feu d'artifices (et brûlage des bosses le dernier jour), tout cela avec de nombreux 'hydration breaks' (pour reprendre un terme à la mode actuellement). Sauf à Binche, il ne se passe en général rien les lundi et mardi matin.
Revenons-en au ramassage. Après une courte nuit, le gille est rempli de paille, ce qui lui donne ces bosses au niveau du ventre et du dos. Ce 'bourrage' doit être terminé au moment où ses camarades de la même société de gilles viennent le chercher. Ca commence en général vers 4 heures du matin. De petits groupes partent des points les plus excentrés. Le plus éloigné, accompagné d'un tamboureur, se rend chez le deuxième, le salue, y prend un verre (en principe du champagne) et éventuellement une petite collation (en principe des huitres). Eventuellement accompagnés de suiveurs (des amis ou membres de la famille qui ne 'font' pas le gille mais célèbrent le carnaval), ils se rendent ensuite chez le troisième, le quatrième, etc. On a donc un ramassage en étoile pour se retrouver au local de la société, en général un des cafés du centre du village. Evidemment tout ce petit monde avance lentement et au rythme du tambour. Et ils sont bien évidemment sur la route. Dans la plupart des cas, les automobilistes font preuve de respect et de courtoisie. Ils s'arrêtent sur le côté, laissent passer le petit cortège, se saluent éventuellement. On est sur un événement local avec donc une circulation locale donc en général soit les gens se connaissent soit les gens ont de la sympathie pour l'événement. Si l'automobiliste arrive par l'arrière du cortège, on ne le fait jamais attendre bien longtemps. Soit le prochain arrêt du groupe est proche et alors la voie sera libre, soit les gens se mettent sur le côté et on laisse la voiture dépasser le petit cortège par la gauche. Des panneaux 'Prudence - Fête locale' sont placés aux entrées des villages (en général dès le mercredi). Et une zone centrale est en général transformée en piétonnier. A La Louvière, depuis quelques années on place des chaines avec cadenas autour de barrières Nadar.
Pour le cas qui nous occupe,
- à part la N55 (4 bandes), la N552 dans le zoning, la rue des Haywis entre Bracquegnies et Trivières et éventuellement la rue entre le zoning Mon Gaveau et Bois-du-Luc, tout Strépy-Bracquegnies en zone agglomération. Le fou du volant y habite, il savait donc que la vitesse est limitée à 50
- la rue des Canadiens est une zone habitée. A part peut-être encore 5-6 parcelles, il y a des maisons tout le long, et d'ailleurs une école (donc zone 30) en bas de la rue. Et il y a l'éclairage public. A moins que ce soit la période pendant laquelle on a coupé l'éclairage pendant certaines heures par mesure d'économie? Cependant, je me souviens que quand il y avait carnaval dans un des villages de la commune, l'éclairage public n'était pas coupé dans tout La Louvière ces nuits-là. Donc dire qu'on n'y voyait rien, ça ne tient pas
- le carnaval est un événement médiatisé (les gens en parlent) et préparé (on place des barrières, des sens interdits, des panneaux en tous genres partout). Parfois, il y a même les forains. Difficile de dire qu'il ne savait pas, surtout qu'il avait été aux 'soumonces' (soirée de répétition) d'un autre carnaval la semaine précédente
- la voiture avait été débridée pour en augmenter la puissance. A la base, on pourrait dire que c'est pour profiter plein pot des autoroutes allemandes. Ici ce n'était pas le cas
- il a eu plusieurs amendes pour excès de vitesse. Cela ne lui a pas servi de leçon
- son père lui a dit qu'il roulait trop vite et qu'un jour ça se passerait mal
- ses voisins ont témoigné qu'il roulait de manière inadéquate en agglomération, ses ex aussi
- il était alcoolisé. On a dit que ce n'était pas cela qui était déterminant mais le flic qui te surprend 'positif' à l'alcool, il n'a pas d'état d'âme si tu as juste un peu dépassé la limite. T'es positif ou négatif, point-barre
- il se filmait pour les réseaux sociaux, bref pour des futilités, et n'avait pas la maîtrise du véhicule
- il ne s'est pas arrêté après le choc. Officiellement, il était perdu et ne savait pas quoi faire. Mais en fait il a eu peur d'un lynchage public et donc de se prendre un point dans la gueule
- le procès est prévu pour expliquer et comprendre les faits. Je n'ai pas assisté au procès mais dans tous les compte-rendus, il n'y a pas eu beaucoup d'explications entre les je-ne-sais-pas, je-ne-vois-rien et je-ne-me-souviens-plus. On avait juste un kéké qui avait une bagnole puissante, qui se moquait des règles et des limitations et qui aurait remonté ou descendu la rue 15 fois s'il le fallait si le moteur faisait vroum au lieu de vroam ou s'il pensait pour pouvait refaire le même trajet 1km/h plus vite
- son avocat a dit qu'il était intellectuellement limité. En bon français, c'est un con. Et parce qu'il est con, il ne pourrait pas aller en prison. M'enfin!?
Perso, j'habite à 3 km de là. Pour ma sécurité et celle de mes proches, je préfère savoir ce kéké en prison pour un bon moment.
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