Modérateurs : alloja, pascal28



C'est un peu le scénario qui, en Fédération Wallonie-Bruxelles, a vu émerger les réseaux par absorption gloutonne et progressive de "radios libres" et il n'est pas exclu qu'on assiste à un renouveau du phénomène sur les dépouilles de certaines radios indépendantes d'ici un, deux ou trois ans.


Salut Mike,Mike a écrit : 31 mai 2020, 08:58 Salut Pascal,
J'apprécie une fois de plus la pertinence de tes interventions et j'espère que ton séjour dans un autre monde se passe au mieux en cette période particulièrement trouble...
C'est le scénario qu'on voit partout pour être honnête. Dès que la législation locale s’assoupit, les regroupements s’opèrent (dans la limite de ce qui est autorisé).C'est un peu le scénario qui, en Fédération Wallonie-Bruxelles, a vu émerger les réseaux par absorption gloutonne et progressive de "radios libres" et il n'est pas exclu qu'on assiste à un renouveau du phénomène sur les dépouilles de certaines radios indépendantes d'ici un, deux ou trois ans.
Ce n'est pas pour rien que les plus réfractaires au DAB sont les petites structures.Les coûts du passage au DAB et de la double diffusion FM/DAB risquent d'achever les plus vulnérables d'entre-elles qui, grâce aux fusions permises par le décret SMA, pourraient être absorbées par l'un ou l'autre réseau avec au final un "super-réseau" unique regroupant une multitude de "services" comme l'entrevoyait, et ce n'était peut-être pas une boutade , le Ministre Marcourt.
Oui, c'est pour cela que je citais le cas québecois. Il n'y a que l'encadrement législatif qui peut protéger l’existence de radios locales indépendantes. Dès qu'il y a une faille permettant de faire un pas vers la concentration, il est immédiatement franchit pour aller jusqu'à la limite de ce que la loi autorise.Les fusions dont tout de même Encadree par le csa et par le décret justement pour empêcher cette possible absorption. Ce que Marcourt avait fait c'était de permettre l'émergence de réseaux supplémentaires en baissant le seuil de concentration. S as l'époque on avait dit que cette disposition était faite pour Mint ce qui n'a pu se faire dans la mesure où le csa n'a pas autorisé Mint



Oui, à mon arrivée en Belgique, c'est ce qui m'a sauté aux yeux. Autant fixer des limites pour ne pas se retrouver à l'avoir que des réseaux "cash machine" est une chose, autant corseter les indépendantes dans un cadre aussi étroit (une seule fréquence sauf exceptions très rares, puissance ridiculement basses, impossibilité de s'unir pour atteindre une taille critique intéressante pour faire quelque chose qui pèse un peu dans le PAB) donne l'impression qu'il y a une volonté de ne pas permettre aux indépendantes de monter en force (donc en influence). En contenant les radios indépendantes dans un cadre qui les contient dans des moyens limités, on s'assure que ces radios resteront avec des ambitions très limitées (en gros, elles se limiteront à des robinets à musique) et celles ayant un peu plus de moyens en ont grâce à des subsides. Elles sont donc parfaitement sous contrôle car n'iront jamais à l'encontre de leur donateur.Gilbert a écrit : 04 juin 2020, 19:22 @pascal les autorités de l'audiovisuel francophones sont particulièrement frileuses en ce qui concerne des regroupements entre indépendants. Or d'une part ils limitent les possibilités d'aides et d'autre part il ne faudrait surtout pas que des radios puissent s'allier. ( de là à penser que c'est sur pression de la rtbf et des réseaux il n'y a qu un pas)
L'exemple flamands est intéressant où les radios en dehors des grands réseaux peuvent bénéficier de 3 fréquences et quand on voit le nombre de fréquences laissées libres faute de candidats lors du dernier appel d'offre en Fwb on se dit que c'est sans doute possible. On a l'impression qu il faut absolument faire en sorte que les radios ne peuvent pas se developer.
