SAT a écrit : 22 avr. 2021, 20:48
Peut être parce que les canal partagée, c'était utile au temps de l'analogique, oui monter un réseau SECAM national coutait (réellement) une blinde , et que avec le numérique, lancer une chaine de TV , c'était facile ?
Euh, là, je ne vois pas le rapport. Et ce que fait La Trois en Belgique, c'est quoi ?
Et ce que font LCP et Public Sénat, c'est quoi ?
Oui, dans certains cas, en analogique, il y avait parfois des raisons économiques.
Mais dans les cas qui nous occupent, c'est surtout une problématique d'un canal linéaire qui est dans une logique d'optimiser ses audiences en plaçant le meilleur programme au bon moment. Que ce soit numérique ou analogique le problème est le même.
France 4, France O, Culture Box, c'est la même maison. Quand je parle de canal partagé, c'est juste un abus de langage. Ce que je veux dire par là, c'est simplement mettre une offre éditoriale claire et ciblée en soirée. Après, que cela se matérialise sur un même nom ou 2 noms distincts, c'est juste une approche marketing. Je pense que suivre l'exemple de La Trois en Belgique permet de clarifier la communication. Quand on dit "sur Ouf TV", on sait à qui on s'adresse. Quand on dit "sur La Trois", on sait à qui on s'adresse. Les 2 moments de la journée ont des offres éditoriales claires et identifiées.
Alors que suivre 2 lignes sous un même nom, ça rend la communication compliquée car on ne sait pas de quelle ligne on parle et chaque promo ne permet pas de voir directement à quel public on s'adresse.
En l’occurrence, on a une chaine qui ne sait pas quoi diffuser le soir (F4) et une autre chaine (FÔ) qui était incapable d'alimenter sérieusement sa grille en journée (et c'est d'ailleurs également un peu le cas de Culture Box aujourd'hui). De plus, même si les 2 chaines ont une audience creuse à un moment de la journée, il faut malgré tout alimenter les grilles. Regrouper les 2 chaînes sur un même flux partagé ne me semble pas déconnant.
Soit dit en passant, pour la 5 et M6, il n'y avait pas qu'un problème de couts de diffusion pour un réseau hertzien. Il fallait surtout obtenir des autorisations... Là où elles étaient diffusées, La 5 et M6 avaient des puissances réduites par rapport à TF1, F2 et F3. De son coté, la 5 était prête à installer des émetteurs mais n'avait pas les autorisations. Berlusconi était prêt à faire comme en Italie et sillonner la France avec des camionnettes pour installer des émetteurs partout (il me semble que c'est Michelle Cota qui racontait ça dans un documentaire sur la télé des années 80). En tous cas, il y a un sketch dans Colaricocoshow où Stéphane Collaro (fraîchement arrivé sur La 5) se moquait ouvertement de la situation où Berlusconi était en bras de fer avec l'état français pour obtenir des fréquences.
Certes, s'ils avaient eu carte blanche, ils n'auraient peut-être pas fait une couverture aussi complète que les 3 premiers réseaux (car certains émetteurs n'auraient pas été rentables), mais ils n'auraient certainement pas effectuer une diffusion avec des émetteurs en puissance réduite et n'auraient pas laissé d'aussi gros trous.
Donc oui, la 5 et M6 ont été plombées par les problèmes de couvertures. Non pas à cause du coût du réseau, mais à cause du manque d'autorisations pour installer des émetteurs.
Mais bon, là c'est un autre débat.