stéphane a écrit : Hier, 08:05
La banque se sert de ton épargne comme garantie pour prêter de l'argent, elle ne prend pas ton argent pour le prêter.
Bien sûr que si. La banque utilise bel et bien les dépôts des comptes d'épargne pour accorder des crédits à d'autres clients. L'épargne n'est pas une simple "garantie", elle sert de ressource de financement indispensable à la banque.
Le bénéfice des banques a d'ailleurs principalement augmenté suite à la forte hausse de ce qu'on appelle la marge nette d'intérêts. C'est tout simplement la différence entre les intérêts élevés perçus sur les crédits et ceux, bien plus faibles, versés aux clients sur leurs dépôts. Preuve que cet argent circule et rapporte gros... aux banques.
MoodZy a écrit : Hier, 09:20
Pikachou a écrit : Hier, 00:26
Et le pire, c'est le double discours : après, on va venir nous dire qu'il faut absolument mettre de l'argent de côté pour nos vieux jours parce que le système des pensions ne sera plus viable pour l'État. Cherchez l'erreur...
Pourquoi ce serait un double discours? Personne ne dit qu'il faut mettre de l'argent de côté sur un compte d'épargne, vu qu'il rapporte moins que l'inflation c'est idiot de faire ça. Pour battre l'inflation il faut investir.
Ajouté après : 1 minute 38 secondes:
Pikachou a écrit : Hier, 00:26
"L'épargne dort sur les comptes d'épargne"
Je pense que l'idée est plus que l'épargne dort pour les citoyens (pas pour l'économie en général). Il est bien plus intéressant d'investir que de laisser son argent sur son compte d'épargne.
C'est justement là qu'est le double discours. On nous dit d'un côté qu'il faut sécuriser notre argent pour nos vieux jours car l'État ne pourra plus payer nos pensions, et de l'autre on veut nous pousser à prendre des risques sur les marchés financiers.
Or, par définition, un investissement comporte un risque de perte en capital. Demander à un citoyen moyen de flécher son épargne de précaution ou sa future pension vers les marchés financiers ou des entreprises pour "battre l'inflation", c'est lui transférer tout le risque de perte. Si les marchés s'effondrent au moment où tu prends ta pension, l'État ne viendra pas renflouer tes pertes. Le citoyen moyen cherche la sécurité, pas à jouer sa future retraite à la roulette russe sous prétexte que le livret d'épargne ne rapporte plus rien.
Au-delà du risque, il faut aussi laisser le choix aux gens. À lire les sorties d'Ursula von der Leyen ou les discours de certains politiciens belges ces derniers temps, on a l'impression qu'ils veulent presque nous l'imposer. Cette insistance lourde pour capter et flécher l'épargne privée est malsaine. L'argent durement gagné et économisé par les citoyens n'appartient ni à l'Europe ni à l'État, et chacun doit rester totalement libre de choisir son niveau de sécurité sans subir ce forcing politique permanent.