Le risque psychologique serait réel et documenté: notre cerveau est fait pour traiter les menaces ponctuelles, des dangers immédiats, pas continues. Et pour se calmer quand le danger disparaît. Résultat le cerveau reste en mode alerte. Avec les conséquences d'anxiété chronique, troubles du sommeil, irritabilité, sentiment d'impuissance, fatigue morale, pessimisme généralisé, perte de projection dans l'avenir. Les médias utilisent le catastrophisme pour capter l'attention, générer du clic, prolonger le temps d'écran, créer le débat, fidéliser par la peur. Ils renforcent aussi les cycles: été catastrophes (par exemple le climat), automne silence donnant une illusion de normalité, année suivante nouvelles catastrophes. Le cerveau vit dans un yo-yo émotionnel. Ce n'est pas la réalité qui est cyclique, c'est la narration médiatique. Un catastrophisme qui alors peut devenir plus grave que les évènements eux-mêmes. La télévision impose un flux visuel et sonore plus intense dû aux images, témoignages de détresse, sons alarmants, montage rapide. Créant le "Fight or flight". C'est quoi ? réaction automatique du système nerveux qui active des défenses de survie face à des dangers réels ou imaginaires. Avec une succession de nouvelles négatives créant le "doomscrolling". C'est quoi ? Mauvaises nouvelles continues, tu écoutes pour comprendre, curiosité, anxiété suite à un impossible contrôle de ce qu'il se passe. Tu continues volontairement, même si ça fait du mal. Le cerveau interprète ça comme "Si je continue à chercher, c'est que le danger est réel". Pire, regarder seul: le cerveau n'a aucun contrepoids social, ce qui active plus fortement le "Fight or flight". Seul, pas moyen de verbaliser, partager son ressenti, de mettre en perspective; le cerveau reste dans une boucle interne. Ne pas regarder seul permet de commenter, relativiser, rire parfois, critiquer le sensationnalisme, mettre de la distance par rapport à l'information. Pendant des millénaires, les humains ont réagi, pris des décisions, évalué les dangers ensembles. Le danger était généralement collectif plutôt qu'individuel. Regarder les infos seul crée une situation biologiquement anormale.
Une nouvelle réponse suite à une question concernant les nouvelles écrites:
La lecture courte contrôlée, sans vidéo, réduit l'impacte émotionnel. La lecture est active, pas passive. Avec une demande d'un effort cognitif. Le cerveau construit l'information au lieu de la recevoir toute faite, réduisant ainsi l'impact émotionnel. La lecture stimule l'imagination, la réflexion et la prise de distance.
Donc perso, les infos, c'est 7sur7 durant 10 minutes et c'est tout (et suffisant)
